Stade Phénologique
La campagne viticole est actuellement marquée par un ralentissement brutal de la végétation, conséquence directe des épisodes de gel enregistrés ces derniers jours. Les températures, descendues localement jusqu’à -7°C, ont provoqué des dégâts parfois significatifs, dont l’ampleur reste en cours d’évaluation.
Dans les parcelles épargnées, la vigne n’a que très peu évolué, et la reprise de la croissance dépendra des conditions météorologiques à venir.
Mange-bourgeons
Concernant les ravageurs, l’activité des mange-bourgeons reste globalement modérée. Toutefois, la croissance ralentie prolonge la période de sensibilité, nécessitant une surveillance accrue, notamment dans les parcelles à risque. Les interventions doivent rester raisonnées et basées sur les seuils d’observation.
Mildiou
Le déclenchement des premières contaminations de mildiou repose sur la combinaison de plusieurs facteurs : la maturité des œufs d’hiver, la sensibilité de la vigne (à partir du stade feuilles étalées) et des conditions météorologiques favorables , des précipitations suffisantes accompagnées de températures adaptées.
À ce stade, ces conditions ne sont pas encore réunies. Il est donc recommandé de ne pas intervenir prématurément. La stratégie consiste à positionner le premier traitement de manière préventive, uniquement lorsque les premières contaminations sont identifiées ou que les conditions deviennent durablement favorables au développement du mildiou.
Gel de printemps
Depuis la mi-mars, le vignoble a subi plusieurs épisodes de gel, dont le plus marqué dans la nuit du 26 au 27 mars, avec des températures descendant localement jusqu’à -7°C. Ces conditions ont provoqué des dégâts parfois importants, variables selon les parcelles, en fonction de la topographie, de l’exposition et du stade de développement de la vigne.
Des observations sont actuellement en cours afin d’évaluer précisément l’impact à l’échelle du vignoble. Les premières estimations laissent entrevoir des pertes potentiellement significatives dans certaines zones.
La flavescence dorée
La gestion de la flavescence dorée reste une priorité majeure. Malgré l’échéance réglementaire dépassée, plus de 1 300 ceps contaminés sont encore présents au vignoble, constituant un risque important de propagation. Une intervention rapide est indispensable.










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